Elizabeth Hessek – Retour d’expérience de la bourse de participation à un congrès du CJMM

La Bourse de participation à un congrès du CJMM m’a permis d’assister à la réunion annuelle de l’Association of American Geographers (AAG) à Détroit aux États-Unis. Ma participation a mis en lumière et contribué à développer la collaboration internationale dans le domaine de la recherche géographique critique, notamment entre chercheurs s’intéressant aux dynamiques migratoires dans l’Union européenne. J’ai présenté mes recherches doctorales sur les expériences de réinstallation des réfugiés LGBTQ en France lors d’une table ronde intitulée « International migration and peripheral places: exploring ‘left behindness’ through the human mobility lens ». Ma présentation, « We are special prisoners’: Queer arrivals in left-behind places », s’est inscrite dans une discussion plus large sur la recherche sur les migrations en Belgique, en France, en Espagne, aux États-Unis et au Japon. Cette table ronde nous a permis d’aborder les liens entre les phénomènes migratoires transfrontaliers, et les organisateurs (Norma Schemschat de l’Université d’Amsterdam et Rafik Arfaoui de l’Université Pompeu Fabra de Barcelone) préparent actuellement un numéro spécial d’une revue scientifique afin de faire connaître nos recherches à un public plus large. J’ai également eu le privilège d’organiser une table ronde intitulée « Malleable spaces: The dynamic negotiation of identity in the margins », qui a réuni de jeunes chercheurs en géographie queer explorant la queerness et l’espace dans des lieux aussi divers que la France, l’Allemagne, la Slovénie, l’Inde, la frontière américano-mexicaine et le sud-est des États-Unis. Les panélistes et moi sommes toujours en contact via un groupe de discussion et nous partageons l’avancement de nos recherches. Les grandes conférences comme l’AAG peuvent sembler intimidantes ; cette conversation continue prouve qu’elles peuvent aussi être le lieu où de nouveaux liens se tissent au-delà des frontières institutionnelles et nationales.

Au-delà de l’impact scientifique que la Bourse de participation à un congrès du CJMM a permis, elle m’a également aidée à faire des choix logistiques réfléchis. Au lieu de prendre l’avion pour Détroit depuis Montréal, j’ai pris Via Rail de Montréal à Windsor, en Ontario, puis le bus du tunnel de Windsor jusqu’à Détroit. Il était important pour moi d’utiliser ma bourse pour investir dans les infrastructures de transport public du Canada et limiter l’impact environnemental de ma participation. J’ai également pu utiliser le monorail gratuit de Détroit, la ligne Q gratuite, et ses lignes de bus pour explorer la ville. Le Musée arabo-américain de Dearborn, les peintures murales de Diego Rivera au Detroit Institute of Art et un délicieux repas dans un restaurant yéménite à Hamtramck ont ​​été les moments forts de mon séjour en dehors du Palais de Congrès que la Bourse du CJMM m’a permis de découvrir.



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